La sérigraphie

29 juin 2021

La sérigraphie, terme qui tient son nom de la locution latine « seri » (soie) et du mot grec « graphein » (écrire), désigne donc littéralement une « impression sur soie ».

La sérigraphie serait la plus ancienne forme d’impression : ses origines remontent aux estampes et autres gravures de la dynastie des Song (960-1276 avant J.C.)

Le principe

La sérigraphie permet d’imprimer un dessin en utilisant un cadre comme pochoir entre l’encre et le support textile ou papier.
Cette technique offre une grande polyvalence et se met au service de projets toujours plus créatifs.
Cette précieuse technique renoue avec le fait-main, pour un rendu de qualité et unique !

Plusieurs étapes

01 – Choix du support

Pour chaque impression, il existe un écran et des encres adaptées. Selon le support d’impression (tissu, papier…), la finesse du tissage de l’écran est différente. C’est ce qu’on appelle la maille.

La maille de l’écran est exprimé en nombre de fils. Moins le nombre de fils est élevé (maille 90 par exemple), plus le dépôt sera important, idéal pour les aplats !
À l’inverse, plus le nombre de fils est élevé, moins le dépôt est important et plus la finesse est élevée. On utilise des mailles élevées pour imprimer des détails, des textes fins.

Il est donc important de bien sélectionner son support au préalable, pour un rendu de qualité !

02 – Sélection du motif et adaptation

Pour une impression très précise et de qualité, il faut d’abord adapter le motif à la sérigraphie. C’est pourquoi, grâce à un logiciel, on va déstructurer le motif couche par couche en fonction de chaque couleur avant de finir par noircir chacune de ces couches.

Ce qui revient à créer ce qu’on appelle un typon, une feuille transparente illustrée du motif en noir, et ce, pour chaque couleur.

Ainsi, si il y a plusieurs couleurs, il y aura plusieurs typons, et donc plusieurs écrans/pochoirs.

Le typon est nécessaire à la création du pochoir.

03 – Enduction de l’écran

Pour pouvoir créer le pochoir dans l’écran de sérigraphie, une émulsion photosensible est d’abord nécessaire.

En d’autres mots, il faut appliquer un produit sensible à la lumière sur les deux faces de l’écran pour permettre la création d’une « couche » que l’on viendra cuire avec une lampe UV et décaper avec de l’eau par la suite.

On place ensuite le typon sur la face extérieur de l’écran, ce qui va « cacher » une partie de l’émulsion : le futur motif !

04 – Insolation de l’écran et développement à l’eau

Après avoir placé le typon sur l’une des faces, place à l’insolation !
Comme pour la photographie, la lumière UV va faire cuire et solidifier le produit.

Le produit qui était protégé par le typon lui ne cuit pas, et ne durcie pas.

Une fois l’insolation effectuée, il faut mouiller l’écran avec de l’eau sur les deux faces pour que le motif voulu se développe complètement. Seule la partie non cuite va disparaitre et laisser apparaitre le motif.

L’écran devient alors le pochoir utilisé pour l’impression.

05 – Fabrication des couleurs et impression

Avec un jeu de mélange des encres on fabrique la couleur parfaite.

Après avoir positionné correctement l’écran sur le carrousel, on dépose une première fois de l’encre sur l’écran (nappage) et puis à l’aide d’une racle et la force de nos bras, on fait traverser l’encre à travers l’écran, qui va ensuite se déposer et s’imprégner sur le support. Et voilà, c’est fait, de vrais sérigraphes!

Vous êtes maintenant incollable sur la théorie, il ne vous reste plus qu’à pratiquer ! Ça tombe bien chez Atelier Coton, on vous propose des ateliers pour vous initier et pratiquer la sérigraphie textile ou papier 😉

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